24/02/2012 18:04 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

Diego, tu me manques

Diego Armando Maradona. Je ne l'ai jamais vu en vrai. Et pourtant, il a plané au-dessus de toute mon existence. Impact de l'imaginaire collectif sur un esprit bien faible, sans doute. Mais j'ai besoin de cette figure expiatoire. C'est lui, mon génial insoumis, mon héros romantique, mon salaud idéalisé. Pas de Jean-Paul Sartre ou de Serge Gainsbourg. Pour moi, c'est Diego Armando Maradona.

Il doit sans doute être détestable au quotidien, pourri par un système qui a fait de lui l'être convoité: Maradona peut tout se permettre avec tout le monde. Et pourtant, pourtant... J'ai comme l'intime conviction qu'il a un cœur gros comme ça. Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi.

maradona.jpgJe me souviens de ma première vignette Panini de Diego Maradona. C'était pour le Mondial 1990 en Italie, j'avais 5 ans. Je me souviens ma stupéfaction quand mon frère m'avait dit «regarde, c'est lui, c'est Maradona. C'est lui le meilleur.» Je l'ai cru sur parole, que faire d'autre. Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris à quel point il avait raison.

Honnêtement, je m'en fous royalement de toutes les critiques qu'on peut, sans doute à juste titre, lui adresser. Moi j'aime Diego Armando Maradona. Rien que pour son nom, déjà. Il suffit de le prononcer pour faire briller mes yeux. Mais je n'aime pas ceux qui disent aussi aimer Maradona. Sans doute ai-je peur qu'ils ne l'aiment pas suffisamment, pas comme il le mérite. En fait, j'aimerais l'avoir pour moi tout seul.

Diego, toi et moi, c'est pour la vie. Aucune idée pourquoi, mais c'est comme ça.

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