30/04/2012 17:19 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

Le flair d'Alves

Le match entre Servette et YB s'est terminé dans la confusion générale. La faute aux nerfs fébriles des uns et des autres. Il ne s'agit pas ici de polémiquer sur une scène qui, malheureusement, fait partie du football. Qu'elle nous répugne ou non.

Le présent billet vient uniquement saluer le formidable flair de Joao Alves. Face à une équipe bien meilleure sur le papier, qui plus est dotée de tous ses éléments valides, Servette, avec pas moins de cinq blessés et deux suspendus, a arraché la victoire. Sur le fil, tendu par Joao Alves lui-même.

En lançant le jeune Ludovic Paratte, a peine vingt printemps au compteur, le technicien portugais a eu fin nez. Une de ces inspirations qui peine à trouver une explication dans la sphère du rationnel. Et qui pourtant fait toute la différence.

Non, le football n'est pas une science exacte - ceux qui ont déjà parié sur le résultat d'un match le savent mieux que personne - où l'audace est parfois récompensée. En aseptisant à mourir le jeu des "grenat", Joao Carlos Pereira voulait lui donner une assise, une stabilité. Quitte à perdre son panache dans la bataille. Etrange stratégie lorsque le maintient est assuré, soit dit en passant.

Joao Alves a su redonner en quelques jours aux joueurs servettiens cette confiance sur laquelle ils n'osaient plus s'appuyer. Résultat: jouerie et solidarité retrouvées. Quelle belle leçon de football.

A tous les techniciens: faites sentir à vos pupilles toute la confiance que vous leur portez, elles vous le rendront bien!

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