01/10/2012 12:06 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

Problème lexical

Ce week-end, j'ai vu le Servette FC toucher le fond. Enfin je dis «toucher le fond», mais je cherche un mot plus lourd, plus fort. Je ne trouve pas. Je suis confronté au même ennui que la plupart des éditorialistes en Suisse romande: après à la «dérive», il y a «couler», puis «sombrer», pour enfin «toucher le fond». Mais ensuite? Ah oui, ensuite la spirale négative, dans la logique sportive, prend fin et le rafiot «rebondit» vers la surface pour «sortir la tête de l'eau».


Sauf que, problème lexical sans précédent dans ma courte carrière, le navire «grenat» semble vouloir s'enterrer encore plus profond que la fosse des Mariannes, dans des abîmes inconnues du lexique traditionnel des journalistes sportifs. Ces marins d'eau douce ne vont tout de même pas nous forcer à réinventer notre beau métier?!? Non mais, quelle insolence!


Une insolence que les Servettiens devraient retrouver sur le terrain. Pas facile me direz-vous, lorsqu'on est paralysé par le doute. Comment se désinhiber? Je discutais avec un collègue ce matin qui me soutenait qu'il n'avait jamais eu besoin de boire pour s'amuser. «Quelle chance!» lui disais-je non sans une certaine envie après avoir jeté un regard catastrophé sur mon compte en banque. Et si les Servettiens buvaient quelques verres de blanc avant leur prochain match, histoire d'oublier leurs appréhensions?

A mon humble avis, dans la situation qui est la leur actuellement, ils n’ont pas grand chose à perdre en essayant l'ivresse comme remède à la crise. Sans oublier que, fière chandelle pour la corporation, les journalistes romands pourront réutiliser des expressions qui leur sont familières.

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