17/10/2012 12:02 | Lien permanent | Commentaires (0)

Girouette

Olivier Giroud est un grand attaquant. Par la taille déjà, par l'envergure encore, par le réalisme aussi.


Face à l'Espagne, entré en jeu à la 88e minute, il n'a touché que trois ballons. Résultat: un but et deux passes réussies. Un bilan de joker à faire pâlir l'efficacité de notre Mario Gavranovic national, auteur de 4 buts en 187 minutes sous le maillot rouge à croix blanche.


Avec sa réussite inespérée, Giroud a non seulement offert un point aux Français, mais aussi mis fin à six années de disette offensive des Bleus face à l'Espagne. Il fallait remonter jusqu'à la Coupe du monde 2006 et un certain Zinédine Zidane pour voir un gardien de la Roja chercher un ballon hexagonal au fond de ses filets.


Avec Arsenal, son nouveau club depuis le mercato estival, Olivier Giroud est plus à la peine. Un but en sept appariations en Premier League, un bilan digne de notre Eren Derdiyok national (7 buts en 43 sélections à la pointe de l'attaque).


Et si le monde entier avait assisté hier au fameux déclic que tous les attaquants qui peuplent la planète football espèrent voir arriver le plus vite possible? «Le but le plus important de ma carrière? C’est sûr que c'est un but qui compte, confiait l’ancien Montpelliérain à L’Equipe. Il fait beaucoup de bien...»


Olivier Giroud a-t-il définitivement fini de jouer à la girouette dans ses performances? Réponse samedi en fin d'après-midi sur la pelouse de Norwich.

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