25/10/2012 11:51 | Lien permanent | Commentaires (1)

Un vrai match de Ligue des champions

«Les meilleures équipes, the chaaaaaampiooooooons.» Trompettes sonnantes et cymbales claquantes, l'hymne de la Ligue des champions prend aux tripes et reste coincé dans l'oreille interne. Georg Friedrich Haendel était sans doute loin d'imaginer que son Zadok the Priest, composé pour le couronnement du roi Georges II de Grande-Bretagne en 1727, enivrerait les amoureux du ballon rond trois siècles plus tard.


Lorsque le Real Madrid et le Borussia Dortmund sont entrés sur la pelouse du Signal-Iduna Park - Westfalenstadion pour les puristes dont je fais partie - sous l'aria d'un lyrisme haendélien réadapté en trois langues pour les rois de l’Europe globalisée, chefs droits et torses bombés, la solennité de l'instant est monté haut au panthéon de l'icosaèdre tronqué.


Les regards bienveillants de Ferenc Puskas et Lothar Emmerich en toile de fond, les 22 contemporains ont fait honneur à la plus relevée des émulations sportives de ce bas monde. Un vrai match de Ligue des champions: un engagement débordant comme la mousse d'une bière trop fraiche, une envie à faire pâlir un taulard sevré depuis 20 ans. Les champions d’Espagne et d’Allemagne ont offert au bas peuple l'opium qu'il suppliait sans vergogne.


Au final peu importe le score, il reste l'émotion, le partage. Et surtout l'évasion. De celle qui font office de baume à l'âme, autant pour les chômeurs de la Ruhr que pour les indignés du royaume de Castille. Au fond de leurs cœurs, s'en retournant à la triste réalité de leurs existences, ils lâchent ces mots en chorale, aussi inattendus qu'emplis d’espoir: «Merci à toi, Georg Friedrich Haendel».

Commentaires

Désolé mais votre chronique s'apparente beaucoup à la musique de la Ligue des Champions: de grandes envolées ampoulées, du lyrisme à bon marché, mais pas de fond. C'était quoi l'idée? Pour une fois on a vu un bon match? OK alors développez sur la banalisation des affiches, la standardisation du jeu,l'uniformisation des équipes au lieu d'en rester au simple constat.
Cordialement

Écrit par : André Cailler | 28/10/2012

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