03/10/2011

M. Pishyar, un peu de sérieux

Aïe, ça fait mal. Quoique, la défaite à Bâle de Servette était des plus logiques. La meilleure équipe de Suisse, qui plus est en état de grâce après un formidable match à Manchester, était difficilement prenable. Trois pions dans les dents, ça fait mal, mais on s'en remettra.

Alors voilà. Non en fait, ce qui fait mal, c'est de voir cette équipe, pleine de bonne volonté, désespérément tenter de produire du jeu, avec toujours ce cruel constat qui s'impose en fin de compte. «Les gars, vous avez pas le niveau.» Cruelle désillusion, après un début de saison prometteur, qui était en fait la pire des choses qui pouvait arriver à nos amis du bout du lac.

Oui, car le président Pishyar, ne voyant que le résultat, s'imaginait sans doute que finalement cette équipe ferait très bien l'affaire. A quoi bon la renforcer? Elle tourne, devait-il sans doute se dire. Sauf que Servette, une fois l'euphorie du début de saison expirée, se retrouve face à ses limites. Celle d'une bonne équipe de Challenge League, certes capable, au panache, du meilleur. Mais surtout, quand la réussite fait défaut, du pire. Elle est maintenant contrainte de regarder vers le bas.

Alors je veux bien un musée du SFC, une philosophie à la Manchester. Mais je veux surtout des renforts. Kusunga en prêt? Il ne joue pas beaucoup à Bâle me semble-t-il. Un véritable attaquant surtout. Carlos Saleiro? Connais pas. Harris Seferovic? Lui je connais, Servette aurait dû être dessus. Moi j'aime bien le bonhomme. Pour une fois, bien joué Bulat. Bref, je dis ça, je dis rien.

Tout ce que je dis, c'est que jusqu'à Noël et sa sacrosainte trève hivernale, la route sera longue pour les «grenat». Alors s'il vous plaît Monsieur Pishyar, arrêtez les déclarations fracassantes et travaillez en coulisses. Ce Servette-là, à l'image de son entraîneur, a besoin d'un président sérieux.

15:52 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1)