02/05/2012 15:27 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

Barça, la fin d'un cycle?

Dans le football comme dans la vie, tout est affaire de cycle. La nature nous le rappelle chaque année: éternel recommencement, et pourtant éternel émerveillement devant l'obstination du vivant à se renouveler.

Avec le départ de Pep Guardiola, le Barça met fin à quatre année de règne sans conteste sur l'Europe du football. Une souveraineté impressionnante autant par sa durée que par son panache.

Et maintenant, la fin? C'est probable, tant le charisme de Guardiola inculquait un supplément d'âme à cette équipe de Barcelone de tous les superlatifs.

Pas moins de 13 titres en quatre années, et peut-être un 14e après la finale de la Coupe du Roi le 25 mai face à Bilbao, que demander de plus? Les socios du Barça sont habitués au rythme effréné de leur équipe, leurs ambitions devront sans doute être revues à la baisse.

Quoique. Oui quoique, car le successeur de Pep Guardiola n'a pas été choisi par hasard ou par défaut. Tito Vilanova côtoie le sortant depuis ses débuts à la tête du Barça B, en 2007. Fidèle homme de l'ombre, il connait mieux que personne la cuisine interne de l'élite footballistique catalane.

Cela ne vous rappelle-t-il pas quelqu'un? Moi si. Un certain Heiko Vogel. Assistant du respecté Thorsten Fink, il avait été propulsé à la tête de la première équipe bâloise lors du départ de l'Allemand pour Hambourg. Personne ne le connaissait vraiment, et pourtant il a triomphé.

Pourquoi? Car il connaissait l'équipe, son fonctionnement et ses protagonistes, mieux que personne. Inconnu du grand public, il ne l'était pas de ses joueurs. Il avait leur confiance avant d'entrer en fonction, et il su la conserver après.

Comme quoi, miser sur la continuité, au détriment d'un grand nom pompeux, peut s'avérer payant. L'avenir dira si le Barça a fait le bon choix.

 

30/04/2012 17:19 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

Le flair d'Alves

Le match entre Servette et YB s'est terminé dans la confusion générale. La faute aux nerfs fébriles des uns et des autres. Il ne s'agit pas ici de polémiquer sur une scène qui, malheureusement, fait partie du football. Qu'elle nous répugne ou non.

Le présent billet vient uniquement saluer le formidable flair de Joao Alves. Face à une équipe bien meilleure sur le papier, qui plus est dotée de tous ses éléments valides, Servette, avec pas moins de cinq blessés et deux suspendus, a arraché la victoire. Sur le fil, tendu par Joao Alves lui-même.

En lançant le jeune Ludovic Paratte, a peine vingt printemps au compteur, le technicien portugais a eu fin nez. Une de ces inspirations qui peine à trouver une explication dans la sphère du rationnel. Et qui pourtant fait toute la différence.

Non, le football n'est pas une science exacte - ceux qui ont déjà parié sur le résultat d'un match le savent mieux que personne - où l'audace est parfois récompensée. En aseptisant à mourir le jeu des "grenat", Joao Carlos Pereira voulait lui donner une assise, une stabilité. Quitte à perdre son panache dans la bataille. Etrange stratégie lorsque le maintient est assuré, soit dit en passant.

Joao Alves a su redonner en quelques jours aux joueurs servettiens cette confiance sur laquelle ils n'osaient plus s'appuyer. Résultat: jouerie et solidarité retrouvées. Quelle belle leçon de football.

A tous les techniciens: faites sentir à vos pupilles toute la confiance que vous leur portez, elles vous le rendront bien!

24/02/2012 18:04 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

Diego, tu me manques

Diego Armando Maradona. Je ne l'ai jamais vu en vrai. Et pourtant, il a plané au-dessus de toute mon existence. Impact de l'imaginaire collectif sur un esprit bien faible, sans doute. Mais j'ai besoin de cette figure expiatoire. C'est lui, mon génial insoumis, mon héros romantique, mon salaud idéalisé. Pas de Jean-Paul Sartre ou de Serge Gainsbourg. Pour moi, c'est Diego Armando Maradona.

Il doit sans doute être détestable au quotidien, pourri par un système qui a fait de lui l'être convoité: Maradona peut tout se permettre avec tout le monde. Et pourtant, pourtant... J'ai comme l'intime conviction qu'il a un cœur gros comme ça. Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi.

maradona.jpgJe me souviens de ma première vignette Panini de Diego Maradona. C'était pour le Mondial 1990 en Italie, j'avais 5 ans. Je me souviens ma stupéfaction quand mon frère m'avait dit «regarde, c'est lui, c'est Maradona. C'est lui le meilleur.» Je l'ai cru sur parole, que faire d'autre. Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris à quel point il avait raison.

Honnêtement, je m'en fous royalement de toutes les critiques qu'on peut, sans doute à juste titre, lui adresser. Moi j'aime Diego Armando Maradona. Rien que pour son nom, déjà. Il suffit de le prononcer pour faire briller mes yeux. Mais je n'aime pas ceux qui disent aussi aimer Maradona. Sans doute ai-je peur qu'ils ne l'aiment pas suffisamment, pas comme il le mérite. En fait, j'aimerais l'avoir pour moi tout seul.

Diego, toi et moi, c'est pour la vie. Aucune idée pourquoi, mais c'est comme ça.